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Select your player #1 | Dennis Rodman

Par une série de cartes inspirées de l’univers Panini, nous souhaitons mettre en avant des personnages qui ont un lien particulier avec le monde du sport. Des champions hors catégorie qui ont brillé tant sur les terrains qu’en dehors, et dont vous ne pouvez pas ignorer l’existence plus longtemps. Pour inaugurer ce nouveau format, nous commençons par un caïd des parquets de NBA, un être singulier aussi timbré que doué : Dennis Rodman.





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DENNIS RODMAN

Considéré par beaucoup comme un fou et un extravagant, Dennis est un garçon aussi attachant que différent. Bien avant Paul Pogba, il arborait déjà la très classe coupe de cheveux couleur léopard, aussi bestiale que sa défense. Les piercings, tatouages et coupes de cheveux délirantes de ce beau bébé – 2,01m pour 100 kg – transforment chacune de ses apparitions en véritable freak show

Au-delà de l’intimidation purement esthétique qu’il exerce auprès de ses adversaires, Dennis est passé maître dans l’art de la fourberie. Les coups bien placés et suffisamment discrets pour ne pas se faire griller par l’arbitre n’ont aucun secret pour lui. Dans le même temps, il parvient à être un homme de devoir, toujours prêt à se sacrifier pour son équipe. Vingt ans après la fin de sa carrière, le quintuple champion NBA est considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de l’Histoire du jeu. 




STAR DES PARQUETS

Drafté en 1986 par les Pistons de Détroit, Dennis devient vite indispensable à son équipe, alors surnommée les ‘Bad Boys’. Coïncidence ? Pas vraiment. Ils affrontent notamment leurs principaux rivaux, les Bulls de Chicago, avec une recette simple : violenter Jordan et l’empêcher de jouer. Fautes flagrantes, coups bas, bousculades, les Pistons mettent tout en œuvre pour déstabiliser ce pauvre Michael. Et ça marche, puisqu’ils remportent 2 titres NBA en 89 et 90, battant à chaque fois les Bulls sur leur chemin. Dennis est, lui, élu deux fois meilleur défenseur de la ligue. 

En 1992, la démission du coach Daly avec qui il avait une relation fusionnelle plonge Dennis dans la déprime. Endormi sur le parking des Pistons avec un fusil entre les mains, il racontera avoir voulu se suicider et avoir finalement tué l’ancien Dennis Rodman. 

« Je vais vivre ma vie de la façon dont je l’entends et je vais être heureux avec cette vie-là […] J’ai tué la personne que je ne voulais pas être. J’ai tué le Dennis Rodman qui essayait de se conformer à ce que tout le monde voulait qu’il soit. »


L’ÉVEIL DE LA BÊTE

Il demande un transfert et atterrit chez les Spurs de San Antonio où il se met à briller par ses frasques extra-sportives. Dennis se met à distiller des coups de tête pendant les matchs et reste le maître des rebonds de la ligue. Mais une atmosphère conflictuelle liée à ses déboires règne avec la direction des Spurs.

Il quitte San Antonio trois saisons après son arrivée pour devenir le 3ème homme fort des Bulls de Jordan et Pippen, avec qui il constitue l’équipe considérée comme la plus forte de l’Histoire de la ligue, remportant 3 titres NBA consécutifs de 1996 à 1998. Cette fois, Dennis arrive à se faire accepter pour le déglingo qu’il est, tout en performant sur les parquets. Les fans des Bulls se délectent de ses innombrables sorties de piste. 

L’artiste continue à mettre des coups de tête, s’attaquant même à des arbitres…! Il se paye aussi le luxe de rater un entraînement pour participer à un combat de catch avec Hulk Hogan quelques jours avant le quatrième match décisif de la finale NBA 1998. Il réussit évidemment une prestation XXL ce soir-là, éteignant un certain Karl Malone pour obtenir le pardon de son coach et de ses coéquipiers. Du Dennis tout craché.

Sa carrière en NBA se conclura par une saison aux Lakers et une saison à Dallas, toutes deux ponctuées par des conflits. Il fera ensuite de brefs passages dans des destinations aussi improbables que sa personne, au Mexique, en Finlande et au Royaume-Uni.



THUGLIFE

S’il réussit presque à canaliser son énergie pendant les 48 minutes d’un match, Dennis est en roue libre dans sa vie privée. Une vie faite de drogue, d’alcool, de travestissement, d’orgies, et d’histoires de couple. Son flirt avec Madonna et un court mariage avec Carmen Electra le propulsent sous les radars du star système… et de la police, qui interviendra 80 fois à son domicile en Californie.

Mais sa plus brillante idée restera sans doute liée à la tournée promotionnelle pour son autobiographie « Bad as I wanna be ». Il annonce alors qu’il s’apprête à épouser une femme belle et intelligente et se présente le lendemain déguisé en mariée à une séance de dédicaces en révélant qu’il se marie… avec lui-même.



DU CATCH À LA POLITIQUE

A l’instar de Lamar Odom, il se rapproche inexorablement du cinéma et de la télé-réalité. Il participe notamment plusieurs fois à l’émission The Apprentice, animée par Donald Trump, à qui il apporte son soutien pour l’élection présidentielle Américaine. Il s’offre enfin quasi-logiquement une courte carrière professionnelle dans le catch aux côtés des New World Order, sous le pseudo « Rodzilla ». Malgré un nombre important de défaites, il réussit à créer un pont entre le basket-ball et le catch et ouvre la voie à d’autres grands noms du basket, comme Shaquille O’Neal. Trendsetter.

Outre son soutien à Trump, Dennis s’est distingué par son rapport à la politique Nord-Coréenne. Tout commence en 2013 avec l’organisation d’un match d’exhibition par le dictateur Coréen Kim Jong-Un, fan de basket et des Bulls. Sans jugement pour cette passion contradictoire, Dennis accepte d’y participer et se lie d’amitié avec Kim : « On fait du jet-ski, du golf, on monte à cheval et surtout, on fait du karaoké ».

Dennis devient ambassadeur officieux des Etats-Unis en Corée du Nord et tente, selon lui, d’œuvrer pour la paix entre ces peuples. Il déclare même « mériter de finir dans le top 3 du prix Nobel de la paix ». Si ses nobles vœux n’ont pas été exaucé et qu’il n’y a pas de top 3 au prix Nobel, il aura au moins le mérite de s’être fait un ami en la personne du dictateur Coréen. Il déclarera d’ailleurs toujours tout en sobriété : «C’est mon ami et je l’aime». Nous aussi on t’aime Dennis.

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